Tech leaders, comment se passe votre rentrée ?

Full remote, full office, entre deux, à la carte, imposé… Quelques jours après la fin des vacances, Tech.Rocks fait le point sur la façon dont la communauté tech leader s’est remise au travail.

Sur le pont

Le Covid-19 aura eu, contre mauvaise fortune, le mérite de généraliser l'expérimentation du télétravail. De forcer son application partout, au-delà des activités tech où il est, par nature, plus favorable. Rentrée 2020, la propagation du virus est encore d'actualité, suscite toujours des incertitudes. Port du masque, distanciation sont de rigueur en entreprise. Dans ce contexte, où retrouve-t-on ses équipes ?

Plutôt tous au bureau

« Chez nous, c’est retour à la normale. Tout le monde revient au bureau, avec deux jours de télétravail maximum. Il y a de l’inquiétude chez certains collaborateurs, notamment vis-à-vis des transports en commun. La pause déjeuner a lieu dans les restos du coin qui ne permettent pas toujours le respect des gestes barrières. Nous sommes toutefois très heureux de nous retrouver, les liens sociaux nous manquaient », souligne Claire Mayaux, DSI/CIO & CTO de la MNT.

Il y en a pour qui le monde d’après ressemble à celui d’avant, les mesures sanitaires en plus. Toutefois, peu de tech leaders se retrouvent en réalité dans ce cas de figure selon le sondage soumis récemment à la communauté Tech.Rocks (voir encadré ci-dessous).

En outre, ce choix de mode de travail n’est pas forcément définitif. « Pour la rentrée et afin de sortir de la période ”seul à la maison, loin des collègues”, nous sommes tous de retour au bureau pendant un mois. Notre position, à partir d’octobre : stay home, except if you want to come », explique Guillaume Delamare, CPTO de Yoopies.

Restez chez vous

At home, d’autres y sont déjà à temps plein. Une majorité ? Pas vraiment selon notre sondage (voir ci-dessous). Leurs raisons sont variées. Le poids des mesures de sécurité, entre autres, les y conduisent. « Bosser avec des masques, c’est no way. On repasse à 100% remote. On l’a bien fait pendant 3 mois, on peut le refaire », explique Raphaël Mazelier engineering manager chez Contentsquare.

Du côté de Docker, le télétravail s’apprête même à décrocher un CDI. « Pour nous aussi, c’est travail à distance complet. Ceux qui craquent ou qui en ont marre passent une journée au bureau. On cherche d’ailleurs une solution qui pourrait être se débarrasser des bureaux et louer une salle à l’occasion », explique Jean-Laurent de Morlhon, VP Engineering de l’entreprise.

Alternatives à la carte

Bureau vs remote, entre ces deux salles et deux ambiances, des variables sont aménagées. Une première consiste à privilégier le travail dans les locaux et à offrir la possibilité de remoter à souhait. « Pour nous, c'est à la carte. Selon les jours, il y a entre 25 et 50 % des personnes dans les locaux. Rares sont les personnes à faire 100%. Mais les équipes le disent elles-mêmes, le contact leur manque, elles ont envie de retrouver leurs collègues de temps en temps », évoque Didier Girard, VP engineering chez SFEIR.

Itinéraire privilégié

Un autre mix se joue par une grande majorité de la communauté. Son principe, favoriser le télétravail d’une part et proposer la présence en entreprise aux volontaires. « On est toujours en remote en France avec les bureaux ouverts pour ceux qui souhaitent y venir. Ils sont globalement vides. On se dit rationnellement, tout le monde revient de vacances. La crainte est de créer un cluster en rassemblant tout le monde trop vite. Les 15 premiers jours de septembre se déroulent donc majoritairement à distance. On demandera probablement aux équipes de revenir un jour ou deux au bureau par semaine ensuite », explique Julien Lemoine, co-fondateur et CTO d’Algolia. Provisoire, cette situation l’est aussi pour l’équipe d’Éric Pantera, CTO de Teads : « Pour l’instant, la présence est optionnelle. Dès que possible, nous passerons à deux jours office. On stabilisera à 3 jours office en cible. C’est pénible pour nous d’être en full remote. L’exécution et la productivité continuent d’être au top, mais on construit moins bien la productivité de demain ».

Quelles performances !

Que disent justement les indicateurs après plusieurs mois de conditions de travail chamboulées ? Nul ne dresse un même bilan. Pour Raphaël Mazelier : « C’est plutôt positif. Chez nous, la productivité pure a augmenté. Les frictions sur le fait d’avoir deux sites, Paris et Tel-Aviv, ont été complètement gommées. Cela nous a forcé à faire le pas pour organiser certaines choses ».

À ce propos, Nathalie Lamy, VP Engineering de Netatmo fait part de son recul : « Les sujets d'architecture comme la simplification de bout-en-bout, ou la résolution de problèmes complexes sont facilités par une unité de lieu et de temps. Sans compter que nous faisons des produits électroniques et mécaniques pour lesquels il faut du matériel, des laboratoires et des salles de test. En télétravail, ce qui avance plus vite ce sont les développements qui ont été bien discutés et découpés en amont ».

Maintien du lien

Ces discussions, comment sont-elles entretenues dans les conditions actuelles ?

« Les one to one sont tout aussi efficaces en visio qu’en face à face. En revanche, il est plus difficile de faire de grosses réunions créatives à plus de 5 ou 6 personnes à distance. Certains participants se mettent en écoute passive et ne s’impliquent plus. Il faut plus “animer” la réunion pour être sûr que personne ne décroche », partage Vincent Robert VP Engineering de Touch & Sell.

Quid des réunions mixtes où une partie de l’équipe est présente et l’autre à distance ?

« Chez nous, si une personne est en télétravail, la réunion se déroule alors en remote-first, chacun derrière son ordinateur avec casque-micro. On utilise Discord, ça fonctionne très bien. On peut en l’occurrence muter un individu à côté de nous physiquement pour éviter l'écho par exemple. Les micros sont coupés par défaut ainsi les interactions peuvent être spontanées. On prend la parole en levant la main ou en attendant la fin d'une phrase. Il faut un peu de discipline également pour que personne ne monopolise le temps de parole. Jusqu'à présent ça se passe bien », évoque Kevin Tran CTO de Flitdesk.

Autre point de vue pour Mathilde Lemée co-fondatrice et CTO de Jolimoi : « On fait des réunions mixtes sans réel problème. Les mutes/unmute sont compliqués à gérer donc pour les gens au bureau, on a un Jabra qui évite que l’on entende uniquement la personne en face de l’ordi et très mal les personnes à 50 cm. Après, on fait extrêmement peu de réunion et, en général, il n’y a jamais plus de 5 personnes. C’est aussi une manière de régler le problème ».

Bonne rentrée à toutes et à tous ! Retrouvez la communauté à l’occasion des meetups Tech.Rocks. Informations et inscription : https://www.meetup.com/fr-FR/Meetup-CTO-Tech-Rocks

Data : où retrouvez-vous vos équipes ?

Vous êtes :

  • 3,8 % au bureau à plein temps.

  • 5 % en full remote.

  • 12 % à privilégier le travail au bureau avec la possibilité de remoter à souhait.

  • 70 % à télétravailler tout en ayant la possibilité de retourner occasionnellement au bureau.

(Sondage indicatif réalisé à partir des réponses de 81 tech leaders de la communauté Tech.Rocks)
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